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"Menace russe" : l'espionnage et les ingérences sont les principaux dangers, selon la patronne de la DGSI
information fournie par Boursorama avec Media Services 12/03/2025 à 12:08

Les acteurs de ces actions en France sont multiples : "Cela peut-être le Kremlin directement, des services, des associations", a détaillé la directrice générale de la sécurité intérieure.

La patronne de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Céline Berthon, a estimé mercredi 12 mars que la "menace" russe "se traduit traditionnellement par une menace d'espionnage très forte mais aussi des menaces ou actions d'ingérence ou de déstabilisation qui participent à saper notre modèle".

S'exprimant sur franceinfo , elle a cité en exemple d'actions d'ingérence ou de déstabilisation menée en France "les étoiles de David" taguées sur les murs de Paris à l'automne 2023, "juste après le 7-Octobre". "Nous avons caractérisé" que les auteurs "avaient agi pour le compte de la Russie".

Des "individus les ont prises en photo et amplifiées artificiellement sur les réseaux sociaux pour fracturer la population française", a-t-elle souligné.

"Répression transnationale"

"On a la preuve que les individus venus (en France) obéissaient à un ordre qui leur a été donné et le marqueur pour nous est frappant : les premières photos mises en ligne ont été réalisées par un dispositif qui obéit à la Russie", a insisté la directrice de la DGSI. Elle a évoqué un "volet d'acteurs assez large". "Cela peut-être le Kremlin directement, des services, des associations", a-t-elle ajouté.

Céline Berthon a fait valoir, en outre, que des opposants au régime russe actuellement en France pouvaient être victimes de "tentatives de pression". Ce qu'elle a appelé "la répression transnationale".

Elle a rappelé que l'espionnage consistait en des "vols d'informations confidentielles" et mis en garde également contre "le cybersabotage".

La directrice de la DGSI a mis l'accent sur la "manipulation de l'information", qui est "une menace totalement insidieuse" pour "amplifier des sujets artificiellement" ou sur "la création d'information, de faits faux (...) ce qui est un risque nouveau".

3 commentaires

  • 12 mars 13:51

    c est pas les russes qui ont enfermé 2 ans un cadre d Alstom , l ont menacé et ont fait pression sur toute la direction d Alstom ... en plus on ne sait pas à quelle condition on a racheté une petite partie d Alstom ... ca doit pas etre bon ... l etat ne veut pas parler des conditions ... s il faut on a meme pas recuperé les brevets ... en plus apres son rachat Alstom a fait chanter EDF pour renegocier les contrats


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